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Fabien Huet
co-founder / CTO @Green-Got
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Green-Got vient d'obtenir son agrément d'Établissement de Paiement auprès de l'ACPR! Mes co-fondateurs vous ont parlé de ce que ça change pour nos membres et pour notre mission. Moi, je vais vous parler de ce qui m'empêche de dormir (dans le bon sens) : ce qu'on va construire. Parce qu'un agrément EP, c'est juste un ticket d'entrée. Le vrai travail commence maintenant. Ce qui nous attend : → Un Core Banking from scratch. Pas un SaaS qu'on branche. Un ledger double-entry immutable, un système de comptes, de soldes, de comptabilité qu'on conçoit ligne par ligne. Event sourcing, CQRS, idempotence partout. Chaque décision d'architecture aura des conséquences pour les 10 prochaines années. → Un Card Processor. Dialoguer directement avec Mastercard via ISO 8583, en temps réel, pour chaque authorization, clearing, settlement. Gérer les stands-in, les reversals, les chargebacks. Zéro droit à l'erreur, des specs de plusieurs milliers de pages, des certifications à décrocher. → Une connexion SEPA avec notre propre BIC. Intégrer les protocoles de la Banque de France, parser et générer du pain.001, pain.002, camt.053. Gérer les SCT, les SDD, les R-transactions, les réconciliations, les rejets. → Un back-office qui permette à nos équipes de gérer la relation membre sans bricolage, avec de la traçabilité, de l'auditabilité, de la compliance by design. RBAC, audit logs, workflows de validation. → Et partout : la conformité. LCB-FT, KYC, screening PEP/sanctions, reporting réglementaire, audit trails. Transaction monitoring, risk scoring en temps réel. La sécurité et la rigueur ne sont pas des features qu'on ajoute après — elles sont dans les fondations. Et en dessous de tout ça, une infra critique : → PCI-DSS. HSM pour la gestion des clés, tokenization des PANs, chiffrement at-rest et in-transit, rotation des secrets. Quand on manipule des données de paiement, il n'y a pas de "à peu près". → Disaster Recovery. Multi-AZ, RTO/RPO agressifs, failover automatique, backups chiffrés. Un établissement de paiement ne peut pas tomber. → Observabilité. Distributed tracing, métriques temps réel, alerting. Sur un système financier, chaque anomalie doit être détectée en secondes, pas en heures. C'est le chantier de rêve pour les ingénieurs. Construire l'infrastructure financière complète d'un établissement de paiement, en 2025, from scratch, en Rust. Ça va être dur. Ça va être long. Et c'est exactement pour ça que je fais ce métier.
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January 28, 2026
La taxe Zucman : une réponse d’économiste à une question pour fiscaliste. L’« impôt plancher sur la fortune » (IPF) vise à mieux imposer les ultra-riches. Sur le papier, difficile d’être contre. Mais dès qu’on regarde son assiette — essentiellement la valorisation boursière des entreprises — et qu’on essaie de l’appliquer, les choses se compliquent. On obtient pêle-mêle : 👉 Bernard Arnault qui paierait deux fois moins d’impôts en 2025 qu’on 2023 parce que le cours de LVMH a chuté. Alors que son revenu n’a pas bougé. On a même une augmentation de ses dividendes 2024 par rapport à 2022. 👉 Des gens dont l’entreprise est en perte, taxés à “infini pour-cent” de leurs revenus par un bug dans le système. 👉 Les actionnaires de sociétés matures trop faiblement imposés. 👉 Ceux d’entreprises en forte croissance, massivement surtaxés. 👉 Et une minorité pour qui le calcul tombe… à peu près juste. Bref, rien ne fonctionne en pratique. Gabriel Zucman raisonne en moyennes macroéconomiques. Et sur le fond, il a raison : en moyenne, le capital croit de 8 % par an. Le taxer à 2 % semble cohérent. Mais la fiscalité ne s’applique pas “en moyenne”. Elle s’applique cas par cas. Un capital qui croit en moyenne de 8% masque une réalité qui va de -50% à +1000%. Vouloir prélever pareil à des gens qui ont fait -50, +8 ou +1000, c’est… améliorable. 🎯 Ce qui est intéressant dans l’opposition à la taxe Zucman, c’est aussi de voir qui ne s’exprime pas. Vous n’entendez pas un mot des actionnaires historiques de grandes entreprises matures, bien installées et très rentables. Tout simplement parce qu’ils seraient peu impactés par cette taxe. Les rendements qu’ils obtiennent correspondent à un revenu tel qu’ils sont souvent déjà à des taux d’imposition dépassant les 2% de leur fortune. Or, quand on parle de “taxer les riches”, c’est plutôt à eux que la plupart des gens pensent. On manque la cible. Bref, je voulais en faire un post… mais c’est trop long et ça n’a de valeur que si on rentre dans les détails. 🎥 Du coup, j’ai fait une vidéo : https://lnkd.in/ecgcwFDV Ce qui m’ennuie le plus, c’est que ce débat sur la taxe Zucman cache la discussion de fond : le partage de la valeur effectivement créée. Notez que ceci est une opinion personnelle. Vous n’êtes pas obligé de la partager. Si la discussion est toujours intéressante, c’est mieux si tout le monde reste courtois. Notez aussi que si vous pensez que je suis pour le statu quo et contre une taxation plus importante des hauts patrimoines, c'est que vous n'avez pas écouté la vidéo jusqu'au bout. Écoutons-nous avant de réagir. Notez enfin que l'alternative que je propose est un missile thermonucléaire aux mains de l'administration fiscale dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale via les sociétés écran. Est-ce que vous comprennez pourquoi ?
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October 22, 2025